vendredi 14 février 2014

Je suis tombée sur un article sur les matériaux des vêtements qui nous intoxiquent cette semaine et j'ai vraiment été surprise. C'est là que je me suis dit: C'est fou à quel point on sait peut de chose sur le monde dans lequel on vit, sur les dangers qui nous entourent et les effets néfastes des matériaux qu'on utilise. On le sait qu'on pollue, qu'on consomme des choses cancérigènes et qu'on est entourés de danger, mais on en sait tellement moins qu'on pense! Cet article n'est qu'un mince aspect de tout cela. Vraiment intéressant, lisez-le, ça vaut la peine! Voici le lien: 

http://www.bastamag.net/Textile-ces-vetements-qui-nous


lundi 10 février 2014

Le Qébec est mort, Vive le Québec

Durant les dernières FrancoFolies de Montréal, je suis allé voir le spectacle des Loco Locass au Club Soda et je n'ai vraiment pas été déçue. J'aime et j'écoute les albums de ce groupe depuis longtemps et à la sortie de leur dernier album, Le Québec est mort, Vive le Québec, en juin 2012, je suis vraiment restée accrochée aux paroles de ces nouvelles chansons. Selon moi, ce sont des mots pleins de sens, qui disent vrai, qui frappent et qui parlent énormément. Quand ils disent Le Québec est mort, Vive le Québec, ils parlent d'indépendance, de laïcité, de la langue française, du suicide, du jeu pathologique, du printemps québécois et de plusieurs autres sujets qu'on se doit de parler et d'entendre parler au Québec. J'aime le côté ironique présent dans les paroles de plusieurs chansons et personnellement, ce n'est pas tant que ça la musique de cet album que j'aime mais principalement les paroles. Une des chansons qui je préfère est Les Géants. En voici les paroles. 

Ici le je se démultiplie au nous 
je ne nous vois plus à genoux 
mais debout 
caribous 
dévalant les vallons 
arpentant la plaine 
nos sabots s’imprimant dans le lichen 
dorénavant droit dressés 
Dents de dragons hachurant l’horizon 
nos panaches s’entrechoquent en une mâle émulation 
et bravant les hurlements de la meute 
nos bramements nomment le monde 

Nous sommes issus d’un sol immense, qui nous a tissés métissés 
Rebus de brins de laine tressés très serré 
Sans couture au sein d’une ceinture fléchée 
Comme quelque queue clinquante de comète effilochée 
Et si l’on suit le fil de notre texte il 
Mène à la sortie du labyrinthe de Pan 
Qui nous éreinte depuis qu’ils ont mis nos torts dedans 

Ils ont conquis nos territoires, pillé notre histoire et volé notre mémoire 
Avec leurs thèses de fous, ils nous ont dit : « Taisez-vous ! 
Vous ne valez pas 10 sous 
Vous n’êtes pas vous, vous êtes nous 
Vous êtes dissous 
Notre substrat vous subsume et la comparaison vous consume » 

Faux ! Nous venons d’avant 
Nous sommes antérieurs 
Nous sommes des créateurs, pas des créatures, pas des caricatures 
Notre maison n’a pas de cloisons 
Mais quatre saisons 
Acclimatés au climat 
Et faisant fi du frimas 
Nous avons parcouru par ses artères tout un continent titan 
Notre espèce aspire à l’espace et son empreinte est partout 

Tapie dans la toponymie 
Gravée dans le granit, égrainée sur la grève 
Arc-boutée dans les arches de nos dingues digues dignes de la muraille de Chine 
Dans les champs essouchés sous la lune 
Et les racines d’un hêtre qui ne peut plus plier 

C’est une histoire riche qui n’est sur aucune affiche 
Et qu’on a laissée en friche 
Dans nos caboches, ce n’est que roches et fardoches 
Cosmogonie à l’agonie Dans le tome fantôme du grimoire d’une mémoire moisie 
Sur nos épaules on porte pourtant le pack-sac d’un passé épatant 
Mais allons-nous mourir en nains quand nous sommes nés géants ? 
Sitôt venus au Nouveau Monde 
On a dompté les hivers et fabriqué de la terre 
On avait la tête à la fête et le coeur au labeur 
Opiniâtres, on n’a jamais laissé mourir le feu dans l’âtre 

Car nous avons la tête à Papineau 
La longue langue agile de Da Costa 
Le coeur-corsaire de d’Iberville 
Qui envoie en nos veines 
Le pur-sang mêlé-mêlé de Riel et des Premières Nations 
Nous avons l’aviron de Radisson, la vigueur de la Vérendrye 
Les jarrets de Jolliet et tous les talents de l’intendant Talon 
En somme, nous sommes des surhommes uniques 
Générés par le génie génétique de l’Europe et de l’Amérique 
Inéluctablement, nous voguons vers le néant 
Mais allons-nous mourir en nains quand nous sommes nés géants ? 

Opaque, il faut qu’enfin notre épopée éclate 
C’est sans équivoque, cette Histoire est pleine et craque 
Loco Locass la provoque de son verbe épique : les eaux sont crevées 
Et tombent en trombes et forment une flaque, que dis-je, une flaque 
C’est comme un lac à nos pieds 

Le col se dilate 
Le sol s’écarquille 
Pour laisser monter un corps en forme d’ogive 
C’est le chaos qui « paaaaaasse » dans le chas d’une aiguille 
C’est un cri qu’on pousse, un coeur qui pulse 
Celui d’un peuple qu’on accueille ou qui frappe un écueil 
Dans l’œil du cyclone, chaque seconde en vaut quatre 
Nous rapproche d’un miracle 

C’est un spectacle sans entracte 
Mais gare à l’arrêt cardiaque 
Entre la mort et la vie 
L’arrivée d’un homme comme lors d’un référendum 
Un peuple oscille entre le rien et tout ce qui brille 

Je pose des mots garrots gare au flot hémorragique 
Ô ma rage gicle par tous les pores de mon coeur spongieux 
Sur ce son long jeu conjure ma mortelle nature 

Et nous disons que la parole est une sage-femme 
Qui tire des limbes un monde à naître 
Fort de cette maïeutique aux forceps 
Le poète nomme enfin celui dont il voit poindre la tête : 

QUÉBEC ! 

Linnea Strid

Dernièrement, je suis tombée par hasard sur des peintures de Linnea Strid, artiste qui utilise l’hyperréaliste à un point impressionnant. C'est une actrice suédoise qui démontre un talent extraordinaire dans la création de ses peintures à l'huile extrêmement réalistes. Les effets qu'elle réussit à produire avec l'eau caractérisent la particularité de son talent. Ce que je préfère dans ses oeuvres est le mouvement créé par l'eau et l'expression des sentiments forts dans le visage de ses personnages. Les couleurs sont également très bien utilisées, amenant un effet éclatant aux peintures et la luminosité apporte quelque chose d'encore plus réel à ses oeuvres. Pourtant, je préfère l'art abstrait comparativement à l'art réaliste mais ces oeuvres valent vraiment la peine d'être vues et le talent de cette artiste m'impressionne énormément. 

http://www.linneastrid.se/



lundi 27 janvier 2014

Dallas Buyers Club

La fin de semaine dernière, je suis allée voir au cinéma Quartier Latin le nouveau film de Jean-Marc Vallée, Dallas Buyers Club. Nominé pour les Oscars dans la cathégorie meilleur long métrage (entre autre), ce film a déjà connu un énorme succès auprès d'une impressionnante clientèle. C'est un film qui m'a fait rire autant que pleuré. Cette aventure remplie d’événements toujours plus intéressants les uns que les autres est un film touchant et captivant. Matthew McConaughey interprète son rôle de façon exceptionnelle et ce n'est pas pour rien qu'il se retrouve maintenant en nomination pour le rôle du meilleur acteur aux Oscars. Un film captivant et émouvant qui diffère tout de même du style cinématographique de Jean-Marc Vallée, je le conseille à tous!

The Great Escape

Dernièrement j'ai recommencé à écouter ce disque de Patrick Watson: The Great Escape. Cet album réussit à nous transporter dans un univers relaxant. À travers les années cet artiste s'est énormément démarqué avec la sortie de ses quatre albums. Mon coup de coeur a définitivement été The Great Escape. En écoutant ce disque, on peut passer à travers une vague d'émotions plutôt vastes. Le mélange harmonieux de tous ces instruments est simplement magique pour les oreilles. Si vous ne connaissez pas déjà, allez y jeter un coup d'oeil. Je recommande cet album à tous!

                                               

dimanche 15 décembre 2013

Vendredi passé, nous avons eu la chance de faire une sortie pour faire la visite de différentes librairies et magasins de musiques du Plateau Mont-Royal. J'ai bien aimé mon passage au magasin ''Aux 33 Tours'' où j'ai fait l'achat du vinyle ''Dark Side of the Moon'' que je voulais depuis longtemps. J'aime bien l'atmosphère calme et détendu qui est présent lorsque l'on entre dans cette boutique. J'ai aussi fait connaissance de différents autres groupes de musiques et albums que différentes personnes m'ont présentés. Après, nous sommes allés dans une librairie à quelque pas de là et nous sommes renseignés pour avoir des livres de littérature américaine. J'ai bien aimé cet agréable après midi!

mardi 5 novembre 2013

Le Dôme

La chanson Le Dôme de Jean Leloup est probablement une des mes préférées. Elle me rappelle des souvenirs d'été, autour d'un feu avec une ou deux guitares et des amis, à chanter jusqu'à-ce qu'on ait plus de voix. Les paroles, le rythme calme et plutôt lent de la musique sont une source magique de détente et de bonheur...


 LE DÔME
Les oiseaux chantonnaient dans la jungle maudite. Nous marchions déjà depuis trois jours et trois nuits dans le silence épais protégé des lianes nos pas nous suivaient et moi je la précédais encore une fois dit-elle quand le soleil tombait redis-moi comment quel endroit nous irons, nous allons au dôme et là où nous allons ne se trouvent que des gens qui ont tout espéré le dôme est immense au coeur de la forêt et on dit qu'il éclaire à des milles à la ronde Les oiseaux chantonnaient dans la jungle maudite nous marchions lentement vers le dôme aux cent noms elle suivait patiemment le chemin mal dessiné et le soir se couchait et elle recommençait Dis-moi tous ces gens qui construisirent le dôme pourquoi n'arrivèrent-ils qu'à cette seule solution? La question était bonne alors je réfléchis référant aux échos mille fois entendus Il y a vingt ans je crois naquit le premier fou puis plus tard eut lieu l'épidémie chaque ville posséda deux ou trois de ces fous mais personne au début ne savait qu'ils étaient fous. Ils n'étaient anormaux que de par la faculté qu'ils avaient de ne jamais être intéressés plus longtemps qu'une minute à quoi que ce soit Quelques-uns se tuèrent et les autres comprirent qu'il fallait rechercher un endroit où aller c'est ainsi qu'ils bâtirent un grand dôme aux cent noms et on dit qu'il éclaire à des milles à la ronde et pendant que nous marchions vers la mort certaine je commençais à croire à la fable du dôme quand un jour au lever je fus saisi d'angoisse une sorte de vertige une fébrilité J'entendis la musique et je vis la lumière une immense boule en verre s'élevait devant nous à l'intérieur les ombres de mes inventions jeunes hommes et jeunes filles répétés en centaines deux mille répliques parfaites de moi et de elle rassemblés doucement dans la sphère en cristal buvaient nonchalamment des verres fluorescents La musique martelait à cent lieues à la ronde et l'éclairage créait les oiseaux albinos dont les plus surprenants étaient les cent toucans rouge et jaune au milieu de la nuit stroboscope Nous allions vers le dôme et là où nous allions ne se trouvent que les gens qui ont tout espéré Le dôme est immense au coeur de la forêt et on dit qu'il éclaire à des milles à la ronde Au-dedans rassemblés les désespérés du temps les perdus qui recherchent le paradis on m'a dit qu'ils étaient assez jeunes et pourtant semble-t-il qu'ils ne font que parler lentement À des milles à la ronde...